Panache Rally – 2020

Ce post a initalement été publié sous forme de thread sur mon Twitter.

1/ Voilà une semaine que je suis rentré de ma première course d’ultracyclisme alors que je fais du vélo depuis moins d’un an.
Donc petit #thread sur mon retour d’expérience un peu particulier.

2/ J’ai commencé le #velotaf en été ’19 avec un VAE en location longue durée. Avant ça, je faisais du vélo hyper occasionnellement. En mai dernier, j’ai enfin acheté mon propre vélo: un magnifique gravel.
Très vite, j’ai pris goût aux longues sorties : 100, 150, et même 200 km.

3/ En juillet, malgré mon manque d’expérience (ça faisait que 2 mois que je faisais du vélo), je m’inscris à la Panache Rally: une course de 1700 km entre Brux. et Nice à boucler en 11 jours.

4/ J’ai réussi à finir cette course en 8 jours avec 3 jours 3 heures et 7 minutes d’avance sur la deadline. Résultat honorable pour mon passif. Depuis mon retour, j’ai eu pas mal de questions que je vais essayer de compiler ci-dessous.

5/ PRÉPARATION : depuis mi-juin je faisais env. 300km par week-end sur des reliefs variés. Je suis également parti 10 jours en bikepaking/bivouac pour tester mon matériel.
De plus le site web ridefar.info a été source d’info précieuses.

6/ ITINÉRAIRE : j’avais préparé des gpx sur @ridewithgps, mais très vite, je m’étais rendu compte que j’avais mal préparé mes traces (je tombais souvent sur des chemins agricoles, difficilement praticables à vélo).
J’ai fini par suivre des départementales sur quasi tout le périple.

7/ SOMMEIL : je comptais camper la plupart du temps j’avais donc emporté tente, sac de couchage, matelas. Après le 3e jour, j’avais compris que je n’utiliserais pas ma tente, je l’ai donc renvoyé par la poste. Je dormais à la belle étoile, et s’il pleuvait, je me trouvais un abri.

8/ ALIMENTATION : gel et barres énergétiques ainsi que tablettes isotoniques sont obligatoire. De plus, je prenais 4 vrais repas par jours.

J’avais toujours des fruits secs pour grignoter sur la route, et des @SNICKERS…. Beaucoup de @SNICKERS!

9/ MENTAL : les jours 2 et 3 ont été les plus durs tant physiquement que mentalement. J’ai même pensé à abandonner ! Ensuite, j’ai trouvé mon rythme, ma routine de course et ça avançait bien.

10/ Faire ce genre de course, c’est vivre dans un rush constant, du réveil 6h30 à l’heure du dodo vers minuit.

Quand je m’arrêtais pour manger, j’étais obligé de vérifier l’itinéraire afin de savoir quelle route prendre.

11/ Quand je regardais la route, je devais m’assurer que pourrais m’y ravitailler ! Et lorsqu’on traverse le Cantal ou la Corrèze, ce n’est pas forcément évident.

12/ Ceci dit, pédaler plus de 16h par jour, et ce, avec personne autour de moi, ça m’a permis de penser à beaucoup de choses sur la vie, sur ma vie, et ça …. B*rdel, ça remet les idées en place !

13/ Ce fut une expérience incroyable, je referais des courses d’ultracyclisme et qui sait, peut-être un jour, une TCR.